Retour sur l’Atelier Street Art

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A la suite de l’atelier de Street-art organisé par le Centre Placet dans les locaux de l’ILV (Institut des Langues Vivantes). Les étudiants nous ont remis le fruit de leurs réflexions sur la qualité de l’enseignement supérieur dont vous pourrez découvrir un extrait ci-dessous.

N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires en fin d’article 😉

« L’enseignement supérieur cultive et développe l’accès à la connaissance.

Il faut que l’enseignement supérieur crée un espace ouvert qui permet de réfléchir et de discuter. La recherche ou l’étude ne se séparent de notre vie mais se développent dans la vie, incluant la vie sociale, la vie politique et la vie économique.
On pourrait organiser des discussions publiques au sein de l’université qui chercheraient à comprendre l’origine des problèmes qui sont négligés par la plupart des médias.

Les études de nos jours se séparent des problèmes quotidiens. En plus, le système de notes encourage la compétition et on oublie la joie de l’apprentissage lui-même.

Par conséquent, l’université du futur est l’enseignement qui s’ouvre aux autres disciplines, en créant un lien crucial et vivant entre elles. De plus, elle devrait promouvoir l’inspiration mutuelle, pas seulement parmi les étudiants mais entre l’université et le monde aussi. L’université s’ouvre au monde dans le sens où elle apprend des événements du monde. De l’autre côté, l’université contribue au monde par ses études et elle amène le changement quand elle fait de l’étudiant un étudiant-citoyen. »

Louis, Chine

 

« En tant qu’étudiante universitaire, ce qui m’a marquée le plus positivement, ce sont les connaissances que les études supérieures m’ont données, mais non seulement les connaissances apprises dans les cours, mais également celles qui sont implicites, celles qui concernent la capacité à penser par soi-même, savoir réfuter quand on n’est pas d’accord, savoir organiser son temps et être responsable.

Les reproches que je pourrais faire sont que quelques fois les professeurs ne sont pas intéressés par l’apprentissage des élèves, ils ne donnent pas un enseignement de qualité et donc l’élève ne trouve pas d’intérêt dans la matière.  De plus, certaines méthodes d’évaluation se limitent à un examen avec une ou deux questions et l’étudiant ne peut ni démontrer tout ce qu’il a étudié ni sa capacité à raisonner. On démontre seulement sa capacité à mémoriser, ce qui, dans le monde du travail ne sert pas.

Finalement, je crois que pour avoir une université de qualité les taxes doivent être baissées pour que tout le monde y ait accès. Il faudrait également changer certaines méthodes par d’autres approches plus pédagogiques, dynamiques et utiles afin d’entrer dans le monde du travail avec une bonne préparation. »

Celia, Espagne

 

« Je pense que l’ingrédient qu’il faut pour sortir de l’université avec une éducation de qualité est d’ajouter plus d’activités pratiques relié au domaine étudier (simulation, visite d’entreprise, conférences). »

Ignacio, Espagne

 

« Il est important de remarquer que dans les deux pays européens (la France et la Belgique), l’accès au système éducatif est plus accessible pour la plus grande partie des citoyens du pays. En effet, le bas coût des frais de minerval annuel dans beaucoup d’universités est un facteur important qui reflète dans une certaine mesure une égalité en termes d’accès à l’éducation pour tous. En Colombie c’est complètement l’opposé. Il existe bien quelques universités publiques dans lesquelles les frais de minerval sont très accessibles. Cependant il s’agit d’un système très restreint et inégal car les hauts niveaux d’exigence pour rentrer dans ces institutions obligent la plupart des gens à prendre l’option privée. C’est un système néolibéral éducatif limité aux élites. Dans ce cadre on a donc un problème sérieux avec l’UCL qui prétends copier ce système néolibéral Américain, imposée dans l’Amérique latine et évidement promeut la ségrégation sociale et l’inégalité. »

Léonardo, Colombie

 

« De nos jours, l’éducation est un facteur décisif pour apporter les compétences essentielles pour réussir et pour trouver un sens à notre vie. Dans un monde où la compétition se fait de plus en plus acharnée, je pense que l’enseignement supérieur est une condition sine qua non pour réussir.

Même si, dans mon université d’origine, et plus particulièrement dans l’enseignement supérieur en particulier, des réformes ont été effectuées, il y a encore des aspects qui doivent être réexaminés et modifiés. Tel est le cas, par exemple, des méthodes pédagogiques qui, je crois devraient être plus ouvertes, interdisciplinaires, plus modernes.

Je crois qu’un des ingrédients nécessaires pour construire et assurer un enseignement supérieur de qualité, c’est la gestion efficace de l’institution, puis c’est trouver l’équilibre entre „la théorie” et „la pratique”. Cela passe par la modernisation des programmes d’enseignement, de meilleures conditions de recherche et l’égalité des chances pour tous.

A mon avis, chaque pays doit investir massivement dans l’enseignement et dans la recherche. L’éducation doit être le premier poste de dépenses du budget de l’Etat, parce que un enseignement supérieur de qualité et bien organisé contribuera au bien-être économique, social et culturel général du pays. L’enseignement supérieur de qualité devrait offre aux étudiants un système de soutien académique, des laboratoires et des centres de recherche performants, mais aussi des solutions efficaces aux différents besoins des étudiants. »

Mariana, Moldavie

 

« Étant donné l’importance du choix d’études supérieures, c’est important de bien y réfléchir. En général, on prend cette décision quand on est vraiment jeune et cela peut être vraiment difficile de décider ce qu’on fera pendant le reste de notre vie. Ainsi, il est nécessaire que les lycées aient un programme pour aider ces jeunes étudiant à faire le bon choix. Un accompagnement du lycée serait certainement une bonne aide.

Finalement, travailler dans un environnement et dans un domaine qu’on aime beaucoup peut être la clé pour le bonheur. Donc, pour arriver à cela, il faut faire un bon choix d’étude quand on est jeune et ça peut demander du temps et de l’aide extérieure. »

Tomás, Brésil

 

« Je suis une étudiante belge de Leuven et je fais mon master à Louvain-la-Neuve. Dans mon cas, il n’y a pas de grande différence entre mon baccalauréat et mon master. Malgré le clivage entre la Wallonie et la Flandre, la Belgique est encore un pays entier.

Pour le futur, l’université ne doit pas beaucoup changer. Je préfère une éducation d, telle que je la reçois maintenant. Aussi une partie de pratique est très importante pour moi, comme le stage. J’ai déjà effectué un stage durant mon baccalauréat et ça m’a appris énormément. J’aimerais faire une remarque sur le système de cotation. Donner des notes pour des choses théoriques qu’on doit étudier par cœur, ce n’est pas la meilleure façon d’évaluer quelqu’un. Car, dans le monde professionnel, la chose la plus importante, c’est d’appliquer ce qu’on a appris. Peut-être que si on combinait les notes pour les cours théoriques et les notes pour la partie pratique, on obtiendrait un équilibre qui reflèterait mieux les capacités de l’étudiant. »

Axelle, Belgique

 

« L’enseignement supérieur joue un rôle important sur l’évolution d’une société bien développée. Mais c’est évident que le system et la manière de l’enseignement de chaque pays diffèrent d’une université à l’autre.

Tout d’abord, je pense que le meilleur système pour une éducation efficace, c’est l’interaction active entre l’enseignant et les étudiants. Je me souviens du professeur de biologie moléculaire en deuxième année de BAC en Grèce, à l’Université de Patras. Il essayait toujours de donner des exemples de la vie quotidienne pour expliquer les interactions entre les différentes molécules dans les cellules. Le même professeur nous donnait des rôles comme au théâtre pour qu’on comprenne le contenu.

De mon expérience à l’UCL, j’ai vu qu’il y a plusieurs autres approches très intéressantes. Prenons le cas des étudiants en master de biologie : ils doivent présenter un article scientifique et les autres étudiants doivent critiquer l’article. C’est très important pour développer l’esprit critique.

Par contre, il reste toujours plusieurs points à améliorer. Un problème principal qui existe à l’Université de Patras ce sont les enseignants âgés. Ils utilisent des méthodes d’enseignement dépassées, que l’étudiant ne trouve plus intéressantes. En deuxième lieu, les installations et les infrastructures de l’université sont vieilles et obsolètes, et cela en aucune façon ne contribue à l’avancement de l’éducation et des recherches.

Dans la même manière, je trouve que l’UCL doit changer sa politique sur le domaine des étudiants internationaux. Un exemple récent est la hausse du minerval qui conduira à la réduction des étudiants internationaux plutôt que de l’augmenter. En plus, il devrait y avoir plus de cours en anglais, afin de devenir plus compétitif par rapport aux universités d’autres pays européens.

Pour conclure, je pense qu’un enseignement supérieur afin d’être efficace pour les étudiants doit remplir les conditions suivantes : la promotion d’alternatives aux méthodes traditionnelles d’enseignement, l’utilisation d’un personnel plus jeune qui a des idées nouvelles à mettre en œuvre, et bien sûr fournir l’équipement nécessaire. Je souhaite que l’université de l’avenir puisse offrir 100% de connaissance exploitable grâce à la technologie qui mettra en vedette l’interaction entre l’équipe éducative et les étudiants. »

Vicky, Grèce

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