Interview Florence

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Florence est chargée de partenariats dans une Asbl active dans le domaine socio-culturel. Juriste de formation, elle a développé ces dernières années un grand intérêt pour la cuisine, surtout celle à base de produits locaux et de saison, et aime le partager. Les inégalités existant de par le monde, et notamment en Belgique, la touchent et la révoltent. Où elle peut, à travers des actions individuelles et collectives, elle tente d’apporter sa pierre à l’édifice d’une société plus solidaire et durable.

  • Que peuvent apporter les outils numériques dans l’accès à l’éducation ? Favorisent-ils la qualité de l’enseignement ?

Je pense qu’ils apportent une certaine modernisation à la société actuelle et qu’ils amènent une égalité entre tous les jeunes. Mais ceci dit, je ne suis pas sûre que ça favorise la qualité de l’enseignement. Parfois, c’est plus une perte de temps et ce n’est pas toujours une vraie stimulation de la créativité, ou une assimilation qualitative.

  • Quels sont les prochains défis du numérique dans l’enseignement ?

Pour moi, c’est d’amener de l’égalité entre tous les jeunes, peu importe leurs origines socio-économiques.

  • Qu’est-ce que vous auriez aimé avoir comme supports numérique pendant vos études ?

En secondaire, j’aurais peut-être aimé avoir des cours de dactylo. À l’université, pour moi rien ne vaut un bon orateur, du papier et un bic ! On a déjà eu pas mal de PowerPoint et je ne suis pas convaincue de leur apport pédagogique.

  • Que pensez-vous de cette affirmation : L’enseignement favorise un apprentissage par l’assimilation de savoirs plutôt que par le développement de la créativité et l’expérimentation.

C’est vrai, actuellement, on est dans un paradigme plutôt semblable.

  • Que pensez-vous des examens ? Est-ce une véritable évaluation des compétences ou une méthode de tri/de sélection ?

Actuellement, les examens effectuent plus un tri mais les tests pourraient avoir une utilité s’ils étaient bien utilisés. On pourrait supprimer les côtes en chiffres, faire des examens plus fréquents et sous d’autres formes, …

  • L’enseignement favorise-t-il l’émergence de projets personnels ou la conformité au modèle existant ?

Il favorise la conformité au modèle existant. Bien que certains professeurs fassent un excellent travail et que la réforme du pacte scolaire tente d’apporter plus de créativité, de stimulation personnelle, etc.

  • Comment l’accès à l’information via internet va devoir changer la manière dont nous enseignons à l’université ? Puisque toute l’information est disponible en un seul clic, quelles sont les compétences et les sujets qui devraient être abordés par les professeurs ?

Je pense que la mission de l’université face à l’apport d’internet transmet une information beaucoup plus précise, objective et approfondie. Elle forme à la critique et à l’analyse médiatique et maintient l’importance d’un savoir précis, même si il est long et complexe. Cela permet, en quelque sorte, de se battre contre l’information rapide du clic. L’enseignement universitaire doit pousser à la recherche et à l’approfondissement.

  • À propos de l’accès à l’éducation dans le monde, il y a-t-il une réelle évolution dans l’égalité des genres. Le numérique y contribue-t-il ou pourrait-il y jouer un rôle ?

J’ose espérer qu’il y a une évolution dans l’égalité des genres et le numérique pourrait y jouer un rôle. Mais il faudrait alors partir du prérequis qu’autant les filles que les garçons ont accès à internet, ce qui n’est pas encore le cas dans tous les pays. Comme pour d’autres outils, on fait face à la question de l’accès. Un autre rôle pourrait être joué par le numérique en termes de sensibilisation.

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